Une économie vibrante

Documentation

Vous pouvez consulter les dix fiches du chantier. 

Membres

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Dans la zone de Québec

  • Le Saint-Laurent constitue une importante porte d’entrée pour le commerce international de la région des Grands Lacs, marché de près de 100 millions de personnes.
  • Le port de Québec se situe au point de rupture entre navigation fluviale et navigation océanique.
  • On retrouve dans la région de Québec une grappe d’expertise maritime : services portuaires, intervention environnementale, construction et réparation navale, pilotage, garde côtière, formation.
  • L’activité maritime représente près de 5 000 emplois directs et indirects dans la grande région de Québec.
  • Le Chantier Davie de Lévis est l’un des plus grands chantiers maritimes au pays avec près de 1 000 employés.
  • Le port de Québec a accueilli en 2014 près de 180 000 passagers sur des navires de croisières internationales.
  • Les marinas de la zone de Québec regroupent près de 1 200 places pour accueillir des plaisanciers provenant de la région et de l’extérieur.

Une grande voie maritime    pdf-logo

Le système de  transport maritime Saint-Laurent-Grands-Lacs s’étire sur  3 700 kilomètres, de l’Atlantique au lac Supérieur, et dessert le cœur industriel et agricole de l’Amérique du Nord, un territoire d’environ 100 millions de personnes. Sa portion fluviale, un chenal navigable de 1 600 kilomètres, s’arrête à Montréal, là où commence la Voie maritime et ses 15 écluses. 
Plus de 250 millions de tonnes de marchandises y circulent chaque année.
 
L’efficacité d’un tel système dépend de la capacité du réseau portuaire, des connexions routières et ferroviaires, de la main d’œuvre, des lois, des coûts et services, etc. Ses avantages environnementaux sont considérables : un navire utilise moins de carburant que les autres modes pour le même volume de marchandise transporté. Son rendement est supérieur au train de 24 %, et au camion de… 531 % ! Un navire avec 30 000 tonnes de marchandises transporte l’équivalent de 300 wagons ou de 960 camions.

Un port international    pdf-logo

Le port de Québec est le port en eau profonde situé le plus près des Grands Lacs. Il peut accueillir à marée basse des navires de 15 mètres de tirant d’eau. Des navires domestiques y arrivent des Grands Lacs, chargés de marchandises tels du grain ou des minerais. Leur contenu est transféré dans de gros cargos en partance pour l’Europe ou l’Asie. Près de 70 % des marchandises transbordées à Québec sont internationales. Le port dessert plusieurs importateurs ou exportateurs du Québec et du Canada œuvrant entre autres dans les domaines minier, agricole et énergétique.

L’Administration portuaire de Québec a autorité sur 35 kilomètres carrés d’eau, 220 hectares de territoires portuaires et près de 30 quais. Ses activités industrielles se concentrent à Beauport (vrac solide et liquide), dans l’Estuaire (silos à grain, services portuaires, etc.) et à l’Anse au Foulon (grains, engrais, sel de déglaçage, granules de bois). Les  quais privés de Valero reçoivent quant à eux du pétrole d’outre-mer et de l’ouest du continent via Montréal.

De nombreux équipages    pdf-logo

Un port d’envergure a besoin de services spécialisés. Les opérateurs de terminaux assurent la manutention des marchandises et embauchent des débardeurs. Des services de remorquage aident les navires à accoster. Le port loge aussi des barges, des navires de services et des équipements d’intervention environnementale. 

Toute une expertise professionnelle s’est construite en lien avec les opérations : agences et courtiers maritimes pour les contrats et assurances, architectes navals, associations sectorielles, etc. Le pilotage est obligatoire sur le fleuve et l’une des deux corporations de pilotes desservant le fleuve est basée à Québec. On y trouve aussi un grand armateur, le Groupe Desgagnés, avec une vingtaine de navires qui desservent autant l’Arctique que les Grands Lacs ou l'international, des entreprises de services portuaires comme le Groupe Océan et des opérateurs touristiques comme Croisières AML. La Garde côtière canadienne y maintient une base importante et 250 employés. La Société des traversiers du Québec y emploie quant à elle près de 200 personnes. On retrouve aussi sur le territoire des lieux de formation, entre autres de l’Institut maritime du Québec.

Une tradition navale    pdf-logo

La région de Québec possède un grand chantier maritime, fondé en 1825 : le Chantier Davie de Lévis. On peut y réaliser des projets majeurs, grâce à la cale sèche Champlain, la plus grande au Canada avec ses 351 mètres de long sur 36 de large, à laquelle s’ajoutent des cales moyennes et des quais équipés de grues. 

La construction navale est un domaine très concurrentiel, et les coûts de production avantagent l’Asie. Les chantiers comme Davie doivent donc se spécialiser et viser des créneaux spécifiques. Outre ce dernier, d’autres entreprises peuvent réaliser des mandats de construction ou de réparation navales, entre autres au port de Québec où des opérations peuvent se faire à flot.

Dans l’axe des industries    pdf-logo

Avec un axe de transport majeur comme le Saint-Laurent et des installations portuaires de qualité, la région de Québec dispose d’un atout pour desservir différents secteurs industriels, dont le domaine des mines, de la métallurgie et de l’énergie.

De toutes les zones industrielles de la région, celles du port, de Valero et de la Davie sont essentiellement maritimes. C’est là que peut se renforcer l’intégration modale du transport des marchandises, soit l’utilisation du mode maritime en complément aux modes routier et ferroviaire. Cette approche permet d’utiliser les différents modes de transport de façon plus efficace.

À la vitesse des croisières    pdf-logo

Le fleuve Saint-Laurent accueille de plus en plus de croisières internationales, et ce, principalement dans l’axe Canada-Nouvelle-Angleterre.

Des neuf escales québécoises, Québec est la destination phare, et en pleine croissance. De 56 000 passagers en 2000, son terminal de la Pointe-à-Carcy en a vu débarquer 180 000 en 2014, majoritairement américains. En tout, ils génèrent des retombées annuelles de près de 25 M$ dans la région.

Quant aux croisières fluviales, leur offre est pour l’instant limitée; quelques compagnies desservent des circuits qui s’arrêtent à Québec en y amenant des visiteurs, entre autres de Montréal et des Grands Lacs.

Une excursion sur le fleuve?    pdf-logo

Au Québec, une centaine d’entreprises proposent des services de traversiers ou des croisières-excursions. Ces dernières se déroulent sur différents plans d’eau, ciblant l’observation des baleines ou des oiseaux, la découverte d’un site ou l’animation d’une soirée. Cette industrie génère environ 500 emplois et des retombées de plus de 50 M$ à l’échelle du Québec. À Québec même, Croisières AML est le principal fournisseur de tels services.

Les traversiers, destinés d’abord au transport utilitaire, desservent aussi de nombreux touristes, et représentent donc un bel atout de développement. La Société des traversiers du Québec (STQ) fournit 13 services de traverse ou dessertes maritimes le long du Saint-Laurent. C’est entre Québec et Lévis que transitent le plus de passagers, 2 millions par an. Les traversiers permettent aux touristes et résidents de la grande région de Québec d’accéder aux centres-villes de Québec et Lévis, aux pistes cyclables et réseaux de transport en commun, douze mois par an. 

Une navigation plaisante    pdf-logo

Le Saint-Laurent est également utilisé par les amateurs de navigation de plaisance, qui se déplacent à voile ou à moteur. Avec le fleuve, ces amateurs ont accès à un large réseau de voies navigables allant de l’Atlantique aux Grands Lacs, en plus de nombreux canaux s’étendant vers le sud.

Les marinas de la zone de Québec regroupent plus de 1 200 places pour des bateaux de plaisance. Ces marinas sont dotées de tous les services requis. Pour naviguer dans la grande région de Québec, les plaisanciers doivent relever plusieurs défis : marées, forts courants et trafic maritime élevé.

Un attrait pour les touristes    pdf-logo

Les régions riveraines peuvent miser sur le Saint-Laurent pour attirer des touristes. De nombreux visiteurs y viennent expressément pour faire une croisière, observer les baleines, faire du kayak de mer ou visiter des sites naturels et patrimoniaux.  

Dans la zone de Québec, plusieurs infrastructures et équipements à caractère touristique ont un lien direct avec le fleuve, notamment la Promenade Samuel-De Champlain, le terminal de croisières de la Pointe-à-Carcy, l’Aquarium du Québec, le parc de la Chute Montmorency, le Parcours des Anses ou la Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente. 

Ce sont aussi des parcours touristiques, comme la Route des navigateurs qui longe le fleuve au sud, traversant parmi les plus beaux villages, ou la Route bleue rattachée au Sentier maritime du Saint-Laurent et qui permet aux amateurs de plaisance et de sports nautiques d’avoir accès à différents services.

Ce sont enfin des événements majeurs dont la Transat Québec-Saint-Malo, course transatlantique qui attire aux quatre ans près de 200 000 visiteurs, le Rendez-vous naval de Québec aux deux ans, et chaque hiver, la course de canot à glace, activité phare du Carnaval de Québec.

Un cadre, des outils    pdf-logo

Les lois, règlements et services liés au transport maritime sur le fleuve concernent principalement Transports Canada, Pêches et Océans Canada ainsi que la Garde côtière. Le Québec, aussi, assume plusieurs responsabilités face aux activités de transport maritime à l’intérieur de la province, incluant les traverses, et peut être interpellé lors d'urgences environnementales.

Le gouvernement du Canada intervient d’abord par la Loi sur la marine marchande du Canada, énonçant les normes techniques et sécuritaires de base. S’y ajoutent la Loi sur la protection des eaux navigables, la Loi sur la sûreté du transport maritime, la Loi sur le pilotage et la Loi maritime du Canada, qui encadre les 18 administrations portuaires au pays, dont celle de Québec, ainsi que la Voie maritime du Saint-Laurent. 

 

CARTE 1 

Réseau Saint-Laurent et Grands Lacs

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CARTE 2

Port de Québec - secteurs regroupant les terminaux portuaires

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CARTE 3

Zones industrielles et principaux axes de transport de marchandises



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CARTE 4

Limites administratives de l'Administration portuaire de Québec (APQ)

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