Des écosystèmes en santé

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Dans la zone de Québec

  • Dans la bande riveraine fluviale de 1 km : 37 % du territoire est constitué de milieux urbanisés, 32 % de terres cultivées et 31 % de milieux naturels.
  • Les bandes riveraines remplissent plusieurs fonctions. En plus de constituer un habitat pour la faune et la flore, elles servent de rempart contre l’érosion. 
  • On compte principalement 25 espèces de poissons, dont 8 sont en péril.
  • 98 % de la superficie des aires protégées se retrouvent dans la bande riveraine fluviale de 1 km ou dans le fleuve.
  • Quatre espèces floristiques associées au fleuve sont désignées menacées.

Au bord du fleuve    pdf-logo

Plus de la moitié de la zone de Québec est composée de milieux naturels : boisés et forêts, milieux humides et milieux hydriques. L’autre moitié est essentiellement agricole et urbanisée. En ne considérant qu’une bande d’un kilomètre de large, le long du fleuve, ces proportions changent puisque les rives sont plus urbanisées, moins boisées et plus agricoles .

L’activité humaine a beaucoup grugé le couvert naturel, désormais fragmenté, mais conservant un niveau de biodiversité élevé. Les arbres y sont encore variés, des animaux et des plantes rares y vivent.

A Québec et Lévis surtout, près de 3 710 hectares de parcs et espaces verts contribuent à cette diversité biologique. Sur la rive sud, l’agriculture intensive, gourmande de grandes surfaces, a remplacé plusieurs milieux naturels. Par la coupe de bois, le drainage des milieux humides, la pollution des cours d’eau, on a déjà fait fuir plusieurs espèces de poissons et d’oiseaux.

Milieux humides     pdf-logo

On appelle milieux humides ces sites saturés d’eau ou inondés, à la végétation et au sol particuliers. On les classe en sept catégories : eau peu profonde, marais, prairie humide, marécage et trois types de tourbières. Ces écosystèmes contiennent une grande biodiversité, dont plusieurs espèces vulnérables.

Ils rendent aux humains d’énormes services, en contribuant à la qualité de l’eau et de l’environnement. Par exemple, ils réduisent les gaz à effet de serre en séquestrant le carbone, ils alimentent la nappe phréatique et freine l’action érosive du vent… tout en permettant la randonnée pédestre ou l’ornithologie.

La rive nord se distingue avec les battures riches de Saint-Augustin-de-Desmaures, Beauport ou Cap-Tourmente, où le scirpe attire des milliers d’oiseaux migrateurs, tout comme dans les marécages et grands marais de l’Île-d’Orléans. Sur la rive sud, la tourbière de la Grande Plée Bleue est l’un des plus grands milieux humides de l’est du Québec.

Faune et flore   pdf-logo

Un écosystème aquatique loge des centaines d’organismes qui y trouvent nutrition et abri, des bactéries aux poissons. Celui du fleuve voit l’eau douce devenir saumâtre de l’amont vers l’aval, ce qui conditionne à la fois la faune et la flore.

Même si les berges nord et sud du fleuve ont été très perturbées par le développement, la zone de Québec possède toujours des marais intertidaux (recouverts à marée haute) d’eau douce parmi les plus productifs au monde. Leur biomasse végétale alimente la chaîne alimentaire des poissons et oiseaux aquatiques.

Une centaine d’espèces de poissons vit dans l’estuaire, dans les rivières et leurs embouchures. Huit espèces sont dites en péril, comme l’anguille d’Amérique, l’esturgeon jaune ou l’éperlan arc-en-ciel qui grouillait avant 1960 dans la rivière Boyer.  Signe d’espoir : on réintroduit le bar rayé avec un certain succès.

Des aires à protéger     pdf-logo

Le réseau des aires protégées couvre environ 9 % du Québec. Ces territoires terrestres ou aquatiques voient leur diversité biologique et leurs ressources naturelles protégées par la loi. Habitat faunique, parc marin ou refuge biologique
: leurs désignations sont multiples (23) et relèvent parfois du gouvernement fédéral, parfois du Québec. Quant à leur gestion, elle peut être assumée par des organismes de conservation.

Dans la zone de Québec, 9 % du territoire est protégé, essentiellement dans le fleuve et sa bordure d’un kilomètre, entre l’Île-d’Orléans et la Côte-de-Beaupré. La rive nord abrite entre autres cinq réserves naturelles sur des terres privées, dont celle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures. Sur la rive sud, on protège des aires d’oiseaux aquatiques, cinq forêts exceptionnelles et deux zones dont la flore est menacée.

Le gouvernement fédéral a désigné comme aire protégée la Réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, où s’arrêtent chaque année des milliers d’oies,  et le Refuge d’oiseaux migrateurs de Saint-Vallier, sur la rive-sud.

Des milieux naturels d’intérêt    pdf-logo

D’autres milieux naturels sont cruciaux pour la faune et la flore, mais leur protection est plus limitée. On reconnaît cependant des aires de conservation gérées, des sites fauniques d’intérêt, des zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) et des parcs nature urbains. Alors que plusieurs terrains, souvent limitrophes au fleuve, sont privés et… privés de toute protection.

Généralement, les battures et les rives du fleuve, à l’exception des zones urbaines de Québec et Lévis, concentrent des milieux protégés et des espèces menacées ou vulnérables. Selon certaines analyses, la valeur écologique du littoral est jugée de « bonne » à « très bonne ».

Des espèces menacées…    pdf-logo

C’est l’un des grands défis de la communauté mondiale : empêcher la disparition de milliers d’espèces animales ou végétales menacées d’extinction par la transformation des lieux, la pollution ou les changements climatiques.

Aujourd’hui, au Québec, plus d’une centaine d’espèces fauniques (38) et floristiques (78) sont désignées par la loi : menacées quand on appréhende leur disparition comme la gentiane de Victorin qui pousse dans les marais de Beaumont ou Château-Richer, ou vulnérables quand leur survie est précaire, comme le faucon pèlerin ou l’éperlan arc-en-ciel. En tout, quatre plantes associées au fleuve sont menacées.

Et des espèces envahissantes    pdf-logo

Après la destruction des habitats naturels, c’est l’arrivée d’espèces exotiques qui compromet le plus un écosystème. Ces envahisseurs végétaux, animaux ou micro-organismes, arrivent de partout, par des plantes importées ou les grands navires. Il est souvent impossible de les éliminer et très coûteux de contrôler leur progression.

Le Saint-Laurent est envahi par 85 espèces non indigènes, dont 60 % sont végétales. Si les marées et la salinité de l’eau freinent l’installation des plantes exotiques, les changements climatiques pourraient, en diminuant le niveau d’eau, agrandir les surfaces fragiles. Cela s’observe déjà en amont de Québec, avec le roseau commun asiatique, l’une des huit espèces problématiques relevées dans la zone, avec la renouée japonaise et la salicaire pourpre.

Les espèces fauniques sont tout aussi menaçantes, en particulier la moule zébrée, répandue des Grands Lacs à Montmagny, le crabe chinois à mitaines qui survit à tout, la crevette rouge sang et le gobie à taches noires, abondant sur la rive nord.

Résister aux perturbations    pdf-logo

Malgré toutes les pressions exercées sur lui depuis des siècles, le Saint-Laurent conserve une intégrité écologique que d’autres grands fleuves ont perdue. Son écosystème maintient ses fonctions écologiques essentielles et abrite des populations en santé.

L’évolution de la faune donne de bons indices. Au Québec en général, 82 % des 379 espèces associées aux écosystèmes aquatiques et milieux humides sont en sécurité. Plusieurs oiseaux sont même en croissance rapide, dont la grande oie des neiges, la bernache du Canada, le canard noir et le grand héron. On voit revenir dans les eaux du fleuve le bar rayé, éteint depuis 40 ans, comme l’esturgeon jaune.

Toutefois, on manque de données précises pour bien évaluer l’estuaire fluvial de la zone de Québec. Et les pressions ne cessent pas. D’origine naturelle, elles dégradent les écosystèmes par l’érosion, la prédation d’autres espèces, des maladies comme celle qui affecte l’orme, les algues nuisibles ou la mauvaise météo.

Planifier pour conserver    pdf-logo

La zone de Québec possède donc de nombreux milieux naturels d’intérêt et plusieurs espèces précaires,  qui subissent sans cesse la pression des activités humaines. Comment conserver les acquis écologiques, réparer les erreurs du passé et affronter l’avenir ?

Plusieurs acteurs, gouvernementaux ou non, travaillent à la conservation des écosystèmes, à la protection ou au rétablissement de certaines espèces. Au fil des ans, de nombreuses planifications, s’appliquant à l’ensemble du fleuve ou spécifiques pour à zone, ont été développées et mises en œuvre avec succès.

Un autre type de planification, enfin, s’attache à identifier et protéger certains sites particuliers. Dans la région de Québec, la Communauté métropolitaine de Québec dispose d’un Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) qui, entre autres, édicte des normes afin de protéger les espaces naturels et la biodiversité. Les composantes de la CMQ doivent ajuster en conséquence leurs propres schémas d’aménagement.


CARTE 1  Écosystèmes terrestres et aquatiques  CaptureC2-01
CARTE 2  Aires protégées et reconnues d'intérêt écologique  CaptureC2-02

CARTE 3

Identification des milieux naturels d'intérêt pour la biodiversité 
Analyse par filtre grossier et filtre fin



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CARTE 4

Valeur écologique par mailles

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CARTE 5

Caractérisation de secteurs d'intérêt écologique

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